Renvoi brutal dans le canton de Berne

Jura bernois, fin octobre 2007 – Une tentative de renvoi d’une famille de demandeurs d’asile déboutés originaires du Tchad se serait déroulée de manière très violente à Moutier, le 27 août 2007. Les policiers bernois auraient interdit à Monsieur Assilek d’appeler son avocat, l’auraient ligoté, frappé au visage et aux parties génitales, puis menacé avec un pistolet électrique, le tout devant sa femme et son fils. Sa femme aurait aussi été victime de violence physique. Enceinte de sept mois, elle aurait par la suite souffert d’un décollement du placenta. La tentative de renvoi a finalement échoué parce que le pilote et les hôtesses de l’avion se sont opposés à l’embarquement forcé de la famille. Un collectif de soutien s’est formé. Une pétition circule. Elle demande notamment la réparation des sévices subis, la suspension immédiate des policiers et l’ouverture d’une enquête minutieuse. Elle demande aussi que la politique de renvoi se fasse dans le respect de la dignité humaine. Source: collectif de soutien à la famille Assilek ( infoat]renvoi-brutal.ch ). [Plus d’info

Cas relatifs

Cas individuel — 24/02/2026

Détenu mineur en Bulgarie, le TAF confirme malgré tout son renvoi de Suisse

Baram*, kurde de Syrie tout juste majeur, demande l’asile en Suisse en septembre 2021. Il explique notamment avoir été détenu durant deux mois en Bulgarie alors qu’il était encore mineur – ce qui l’a empêché de bénéficier de la protection due aux mineur·es, notamment le droit de rejoindre sa famille en Suisse. Il invoque également des problèmes de santé psychique. Sa demande est rejetée par le SEM en novembre 2021, qui ordonne son renvoi en Bulgarie au motif qu’il y possède une protection subsidiaire. Le TAF admet le recours de Baram* et renvoie la cause au SEM pour plus d’investigations. Plus d’un an après, le SEM rend une nouvelle décision de non-entrée en matière et de renvoi vers la Bulgarie. Baram* dépose un nouveau recours, rejeté par le TAF qui confirme la décision du SEM
Cas individuel — 20/11/2018

Après 4 ans éprouvants, une mère et sa fille reçoivent une admission provisoire

Après avoir déposé une demande d’asile en Suisse, une famille tchétchène vit quatre ans dans l’attente d’une décision. Durant cette période, qui débouche sur une admission provisoire en Suisse, « Larisa » et sa fille « Selina » sont éprouvées psychiquement et physiquement. Après que « Selina » ait été contrainte à un mariage forcé, elles doivent également faire le deuil de leur fils et frère « Aslan », assassiné en Russie suite à son renvoi par la Suisse.
Cas individuel — 03/12/2014

Atteinte d’un grave cancer, elle doit partir sans garantie d’accès aux soins

« Olga » est une ressortissante ukrainienne atteinte d’un grave cancer. L’ODM refuse de lui octroyer un permis de séjour pour cas de rigueur, au motif que les soins sont disponibles en Ukraine. Les autorités ne prennent ainsi nullement en considération la problématique de l’accès à ces prestations dans un pays gravement affecté par la corruption.